Château d’eau de la ville de Bassens, visible depuis la cour de mon atelier. Lors de la résidence Prismes. Invitation BAM Project (2025)
Portraits de collégien/nes réalisés le temps de chaque récréation de 16h. Lors de la résidence au collège Pierre Labitrie, invitation du BBB Centre d’art (2022)
Paysages réalisés du village de Saint-Cirq-Lapopie. Lors de la résidence d’automne aux Maisons Daura, Saint-Cirq_Lapopie (2020)
Ne pas s’autoriser la panne, la page blanche. Toujours peindre, encore peindre, continuer à peindre. J’ai souvent voulu explorer l’épuisement à travers la peinture. Faire en sorte que mon corps lâche devant le tableau, pinceau à la main. Ici il n’est pas vraiment question de ça en faite... Il est justement question de prendre l’air, de s’autoriser une pause. Celle du goûter, celle du casse-croûte, celle de la récréation. Pour chacune de mes résidences je réitèrerais cette série . Il faut que ce soit rapide, que ce soit comme une pause, il faut que ce soit un exercice, une mission. Je met donc en place, un protocole : tous les jours, en milieu d’après midi,à l’heure du goûter je prendrais une chute de bois, des restes de peinture choisi aux hasard, un pinceau, un verre d’eau et j’irai dehors capturer un morceau du village, du paysage. Pas de dessin au préalable, juste le pinceau et la peinture. Je subis les couleurs qui n’auront peut-être aucune cohérence avec le sujet choisi, je subis la peinture qui ne sèche pas assez vite et qui se mélange avec les autres peintures, je subis un pinceau qui se lave mal et qui garde les pigments de la couleur précédente.. je subis mais je m’autorise.