SOUVENIRS DES AUTRES :

Pour cette série, je peins dans le noir à partir d’un vidéo projecteur. Avec cette technique ce n’est pas la précision que je cherche mais le raccourci du geste et donc l’importance de la touche. C’est une sorte de décalquage en peinture. Je travaille, en amont, le fond avec un aplat de couleur ou des restes de peinture. La toile n’est pas toujours, pas entièrement recouverte par le sujet. Ce qui laisse un jeu de fond/forme, des couches qui se confondent. On ne sait plus ce qui est fond, ce qui est motif. Le désir étant de parler de peinture en tant que touche de couleur, de matière, de représentation.

Quand on est peintre, on a souvent des commandes pour peindre un animal de compagnie, un enfant, une personne décédée ... Cette envie d’immortaliser par la peinture. Car dans l’imaginaire, peindre c’est du plaisir, c’est un don donc facile et accessible. Proposition que je déclinai. Ce n’est pas parce que l’on est peintre que l’on peu tout peindre. Avec ce protocole, j’ouvre à nouveau la porte et flirte encore avec cette notion de pratique amateur, du peintre du dimanche. C’est une manière faire des ponts entre ce des univers (amateur / professionnel), mais aussi entre le regardeur, qui devient acteur de l’œuvre et l’artiste qui devient outil.